One Day in Miami

One Day in Miami retrace l'histoire d'une famille Floridienne aux méandres incompréhensibles.
 
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 Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise

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Juliette Ryan

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MessageSujet: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mar 30 Mar - 23:31


    Beaucoup de boulot en ce moment, quoi que ça avait au moins eu le mérite de se tasser un peu, nous avions gagnés la grosse affaire sur laquelle nous planchions depuis des mois. James avait couvert l'évènement de façon médiatique. Tout le monde y avait trouvé son compte, enfin surtout la moitié des avocats du cabinet ayant planché sur le dossier. Je m'en étais sortie, et j'en étais fière, ma mère aussi remarque, elle racontait à qui voulait l'entendre que sa petite fille avait résolu une affaire de grand maitre, je lui avais pourtant glissé que je n'étais pas toute seule mais elle retenait ce qu'elle voulait bien, comme toujours ^^
    Quelques RDV aujourd'hui, rien de bien stressant. Des droits d'auteurs pour un artiste, assez spécial d'ailleurs à en croire son look et sa façon de... S'exprimer? Si on peut appeler ça comme ça. Enfin un habitant de Miami parmis les autres quoi.
    Je revenais de déjeuner, cet après midi j'avais RDV avec une certaine Madame Cleary. Une cession de propriété suite à un décès. Un legue tout ce qu'il y a de plus normal, mis à part son âge. Une épreuve dans la vie. Je pouvais comprendre ça. Enfin je prenais du recul. Depuis que j'avais appris la grossesse j'étais beaucoup plus émotive. Et quand j'avais prit connaissance du dossier en profondeur j'avais eu besoin d'appeler James pour me rassurer quant au fait qu'il soit en vie et en bonne santé à l'autre bout du fil !
    J'étais fin prête, la secrétaire fit entrer la jeune femme. Je me leva et lui tendit la main par dessus le bureau.

    Maître Ryan, enchantée. Asseyez vous je vous en prie.

    Tailleur blanc, talons aiguilles, les cheveux attachés.
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 31 Mar - 1:02

Nous étions arrivés à Miami il y a quelques jours avec Théo. La vie ici était totalement différente de celle que nous avions connu dans les différents pays ou nous voyagions et je devais avouer que j'avais un peu de mal à me réhabituer à la civilisation et à la grande ville. Nous nous étions installés dans la maison qu'avais acheté Julien pour nous. Une belle maison, très grande, trop grande pour nous deux, mais je ne pouvais pas me résoudre à la vendre pour m'installer ailleurs, mon mari avait fait cette acquisition pour nous, pour qu'on ai la chance d'avoir une vie normale loin de la vie de bonhème que nous menions. Théo avait douzes ans maintenant et besoin d'un peu de stabilité, chose qu'il n'avait en passant de pays en pays, la décision avait donc été vite prise, j'avais décidé de tout abandonné pour venir m'installer dans cette maison que je commnçais à relooker à ma façon et à celle de mon beau fils!
J'avais aussi inscrit Théo au collège et ce matin c'était son premier jour. Il n'était pas enchanté ravi de commencer une scolarité en milieu d'année alors qu'il n'avait connu l'école qu'étant tout petit. Dès que son père et moi nous étions connu, Julien avait enlevé son fils de l'école pour qu'il puisse me suivre dans mes déplacements et ainsi voir son père plus souvent. Mon travail à médecin sans frontière était devenue une passion et j'avais essayé de suivre les déplacements de mon mari militaire. Quand nous n'allions pas dans des endroits trop dangereux, Théo nous suivait et restait avec moi, ça lui apprenait les différentes cultures, d'autre mode de vie que celui qu'il avait avec la meilleure amie de Julien. C'est avec elle qui restait quand nous étions partis dans des endroits ou un enfant n'avait pas sa place.
Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec l'avocate de mon mari, c'est elle qui s'occupait des papiers dont nous avions besoin ici, je crois même que c'est elle qui avait approuvé le droit de tutelle que j'avais sur Théo. Je n'aimais pas la paperasse, à l'époque c'était Julien qui s'occupait de tout mais j'allais devoir m'y mettre maintenant. Nous allions réglé les derniers papiers pour l'acquisition totale de la maison. Je ne savais pas comment allait se passer l'évocation de mon mari, j'essayais de me montrer la plus forte possible pour Théo, mais c'état de plus en plus dur. Après avoir pris un café en terrasse, je me dirigea vers le cabinet de maître Ryan. J'avais revetue une ptite robe en lin avec des bottines et une ceinture marron, cadeau de Julien qui adorait me voir porter ça. Cette maison c'est grâce à lui que nous l'avions, sans ça, je ne sais pas comment nous aurions fait. J'aurais sans doute dû investir dans un petit appartement avant de trouver mieu pour mon beau fils, mais mon mari avait tout prévu pour nous et dans quelques minutes, cette maison serait officiellement à nous.
J'arriva au cabinet ou j'attendis quelques minutes dans la salle d'attente. Je regardais, distrète par la fenêtre qui donnait sur les building, je n'avais pas l'habitude de ce genre de paysage et observais tout ce qui m'entourait. Ce fut la voix de la secrétaire qui me sortis de mes pensées pour m'inviter à entrer dans le bureau. Je fis alors face à une jeune femme très jeune, ce qui m'étonna, blonde, les yeux clairs, un tailleur blanc très élégant, elle en imposait! Je lui serra la main et m'assis quand elle m'invita à le faire. Je sortis quelques papiers de mon sac, chose qu'elle m'avait demandé d'apporter lors de notre dernier entretiens téléphonique. Certificat de mariage, pièce d'identité, sans doute pour savoir si j'étais bien la personne cité sur les papiers de la maison.

Voila je vous ai apporté ce que vous m'avez demandé. j'espère que je n'ai rien oublié.

J'étais ailleurs ses derniers temps, totalement sortie du monde réel et j'avais parfois du mal à reprendre pied. Je lui tendis les papiers avec un sourire timide.

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Juliette Ryan

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 31 Mar - 1:29


    J'aime mon boulot, je suis passionnée, en même temps ce n'est pas un scoop vu le nombre d'heures que j'y passe. Je suis surement aussi prédisposée génétiquement, étant donné les heures que passaient ma mère au sien. Mais elle avait toujours été comme ça, et c'est un genre de thérapies. James et moi étions les mêmes, entre ses déplacements et mes heures supp' au tribunal, on comprenait le besoin de l'autre d'exceller dans notre domaine. Nous avions fait de grandes études pour ça, et pas n'importe ou. Personnellement, c'était surement une façon inconsciente de plaire à mon père, mais au fond je voulais surtout prouver à ma mère que quoi qu'elle ait pu faire, elle avait réussit mon éducation, et j'étais heureuse, elle était jeune, très jeune. 40 ans, moi j'en avais 24, elle aurait pu être ma soeur. On avait cet équilibre tributaire l'une de l'autre. On ne dirais pas comme ça, je sais bien que j'en impose plus que ce que je suis réellement, mais on fait avec. Après tout je ne suis pas là pour jouer les tortionnaires, je ne fais pas petite fille dans mon tailleurs, c'est le métier qui veut ça. Je ne sais pas si venir en jogging pour bosser serait un concept compris de la direction, pas si sur ^^James aurait été capable de le tenter, moi beaucoup moins !
    Je reçu la jeune femme, je ne lui donnais pas beaucoup plus que moi à première vue, et son dossier confirmait ses 26 ans.
    Elle me sorti les papiers une fois que nous nous fumes assises.

    Pièce d'identité, certificat de mariage, attestation sur l'honneur pour les assurances, duplicata du compte rendu d'audiance du juge des tutelles pour l'autorité tutorielle de Théo, et une copie du livret de famille.
    Si vous n'avez pas tout on peut se débrouiller pour faire passer le dossier au plus vite, et le compléter ensuite.

    Je n'étais pas super exigeante, après tout elle me faxerait ou me mailerait le reste de ce qui manquait, la paperasse était un truc de dingue pour réclamer son héritage. Ah tient d'ailleurs j'en avais oublié un.

    Vous êtes passé chez le notaire?
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 31 Mar - 2:24

C'était dingue tout ce qu'il fallait pour confirmer le fait que cette maison m'ai bien été légué par mon mari! Si il m'en avait parler avant je n'aurais sans doute pas eu tout ça à faire. Ça avait été une surprise totale quand j'avais reçut les clés de la maison des mains de l'avocat que nous avions à l'époque en France. Julien était français, tout comme moi, enfin j'étais française d'origine Allemande du côté de ma mère et Américaine du côté de mon père je crois bien. Je ne le connaissais pas, il avait préféré faire comme tous ses mecs que j'avais déjà croisé et qui mettait les femmes enceintes avant de foutre le camps! A l'adolescence, j'avais voulu savoir qui il était et ma mère avait fini par me dire ce qu'elle savait de lui. Etudiant en médecin venu six mois en France pour étudier, elle avait craqué sur lui lors d'une soirée, ça avait été une relation d'un soir, elle avait bu et s'était laissée charmer, quand elle avait appris qu'elle était enceinte, elle lui en avait parlé mais il n'avait rien voulu entendre, ma mère lui avait demandé de me reconnaitre même si il ne voulait s'occuper de moi, pour moi plus tard pour que je sache d'ou je venais, mais il avait refusé, lui demandant d'avorter comme si il n'y aurait pas de problème lui avait-il dit. Elle avait refusé et m'avait assumé seule. J'avais voulu savoir le nom de mon père pour le retrouver et lui dire que j'existais, mais passé l'adolescence cette idée avait quitté mon esprit. Il n'avait pas voulu de moi, je vois pas pourquoi je devais me préoccuper de lui. j'avais donc laissé tomber l'idée de le connaître un jour au grand bonheur de ma mère, je m'étais construite sans lui mais maintenant que je vivais moi aussi au Etats-Unis, je ne pouvais pas nier que l'idée qu'essayer de le retrouver m'avait traversé l'esprit. Pour le moment j'avais d'autre chose à penser, comme le fait de finir de régler tous ses papiers qui me prenaient sérieusement la tête!
La jeune avocate m'énuméra tous les papiers qu'il fallait et ça fini de m'achever!

Tout ça pour authentifier l'héritié d'une maison !

C'était impressionnant! Je lui tendis le livret de famille que j'avais toujours sur moi, une habitude que j'avais pris en voyageant un peu partout, dans certain pays, je n'avais pas le choix que de montrer des tas de papier pour justifier mon identité et surtout celle de Théo qui n'était pas mon fil à proprement parler mais de qui j'avais la tutelle et la responsabilité quand son père n'était pas avec nous. Certain pays reculés avait du mal avec ce concept. En général, l'association ou je bossais s'occupait de tout ça pour nous, mais il fallait toujours avoir les papiers sur soi en cas de contrôle inopiné dans les camps de fortune ou nous étions. Plus d'une fois, les autorités Africaine avait failli me prendre Théo en pretextant que ce n'était pas mon fils, il avait fallu que Julien intervienne ou quand il était trop loin, l'ambassade de France. Les lois des pays Africain était assez particulier mais j'avais eu le temps de m'y habituer car c'est la bas que j'avais le plus travailler. J'avais donc gardé cette habitude de prendre avec moi les papiers qui attestaient que Théo était bien sous ma tutelle, je lui donna donc les documents mais il en manquait encore! Pourtant elle m'avait tout énuméré au téléphone.

Je suis désolé je suis un peu déconnecté ses derniers temps. Est ce que je peux vous amener le reste demain? Ou vous le faxer si c'est possible?

Je ne voulais pas que ça traine encore longtemps! Plus vite tout ça serait terminé, plus vite je pourrais essayer de faire mon deuil en bonne et due forme, même si selon moi ça prendrait plutôt des années que des mois! Depuis la mort de Julien je me forçais pour tout faire, sans Théo, je me serais écroulé il y a bien longtemps. Ma mère m'avait proposé de venir vivre chez elle durant quelques temps, le temps que je me sente mieu, mais j'avais refusé, ce n'était pas une solution pour Théo et prendre un nouveau départ dans un autre pays, une nouvelle ville était ce qu'il y avait de mieu selon moi. Avec tous les pays dans lesquels nous avions voyagé, mon beau fils était devenu bilingue, trilingue même, il parlait courament le Français, sa langue maternelle, l'Anglais qu'il avait appris un peu partout car c'était la langue universelle, mais il parlait aussi certain dialecte Africain comme le Congolais ou nous avions passer près de deux ans en tout et pout tout. Une nouvelle pour lui, une nouvelle vie pour moi, pas évident mais il faudrait qu'on s'y fasse car il n'était plus question de repartir. Même si je le voulais, sans Julien je ne m'en sentirais pas capable. Je ne renonçais pas à voyager, j'adorais ça et je découvrirais sans doute d'autres pays, mais en tant que touriste, pas en tant qu'infirmière pour médecin sans frontière. Cette vie était révolue et j'avais peut être trouvé un travail d'infirmière dans un hopital de Miami, j'attendais la réponse dans la semaine.
Maître Ryan me demanda si j'avais été voir un notaire, encore une chose sur laquelle j'étais en retard.

J'en ai vu un France qui m'a redirigé vers un de ses confrère ici. J'ai rendez-vous avec lui après demain. Il ne pouvait pas avant. Vous pensez que tout ça va prendre combien de temps?

J'étais pressé d'en finir avec tout ça et ma nouvelle avocate semblait très compétente. Je me doutais qu'elle devait avoir beaucoup de boulot vu les dossiers qui s'étalaient sur son bureau et sur les étagères derrière elle. Elle avait très bonne réputation dans le milieu et l'avocat Français qui me l'avait conseillé m'en avait dit que du bien. C'est vrai qu'elle me faisait très bonne impression, elle était sympathique, souriante, ce don j'avais besoin en fait. Je ne connaissais encore personne ici, mais j'avais besoin de sortir, voir des gens souriant, voir de la vie autour de moi. Depuis que nous étions arrivés, un soir sur deux on sortais manger dehors avec Théo, je ne supportais pas de rester enfermée toute seule dans cette immense maison, alors j'allais me promener dans les lieu publique en attendant d'avoir une réponse pour le travail pour lequel j'avais postulé.

Je voulais vous poser une question maître. En ce qui concerne mon beau fils, si ... si jamais il m'arrivait quelques chose qu'est-ce qui se passerait pour lui.

La mort de mon mari m'avait fait voir les choses autrement. Je ne voulais pas que Théo se retrouve dans un foyer ou ce genre de chose si jamais il venait à m'arriver quelques chose. Etre fixé la dessus, m'enlèverais déjà un poid énorme.

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Juliette Ryan

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 31 Mar - 10:36


    Je n'avais jamais vraiment réussit à combler les attentes de mon père, il était exigeant, surement un peu trop même, mais pour lui la perfection se retrouvait en le fait de suivre ses traces, sans en faire plus, sinon j'aurais été trop ambitieuse, trop vénale, trop tout en fin de compte, le contenter se résumait en le fait de rester dans l'ombre. J'avais eu mon père, pour m'élever ou plutôt pour me dresser, mais je ne sais pas si je n'aurais pas préféré n'avoir que ma mère, elle au moins elle savait mêler éducation et tendresse, attention aussi. Bien que son boulot ait toujours été très prenant, elle ne perdait pas une occasion de déposer un baiser sur mon front, de venir s'endormir à mes côtés, de me raconter une histoire pour me rassurer, de me prendre dans ses bras quand ça n'allait pas. Mon père était le genre... Dur. Interdit de pleurer, interdit de faiblir, baisser les yeux quand il me parlait, enfin j'avais été partagé entre une carrière militaire et une vie un peu moins carrée. Je pense qu'en fin de compte j'avais pu faire la part des choses grâce au discernement que m'avait offert ma vie au milieu d'Aaron, Alice, Cam, Logan et les deux petites. On s'était trouvé un équilibre tous ensemble, loin de mon père. A mes 16 ans j'avais mis le hola, je ne serais plus son jouet, son petit chien qui répond à ses ambitions, raz le bol, et puis j'étais avec James et je m'étais sentie bien plus forte.
    Enfin bref, replongeons nous dans le boulot, la meilleure façon de se vider la tête.

    Pour les légations l'Etat est très contraignant, mais le droit français est pire !

    Je me mis à rire légèrement. Je connaissais bien le système français, j'y avais vécu quelques années, j'étais née là bas en fait. Je le parlais courament, et ça m'aidait pas mal pour le boulot je dois dire. Un atout, ça par contre je le devais à mon père. Au moins une chose...
    Je réceptionna tous les documents, ou presque, il manquait quelques certificats, mais je ne pense pas qu'on puisse tout réunir en une journée, ça paraitrait dingue. Et puis elle ne devait sûrement pas avoir la tête à ça, je pouvais tout à fait le comprendre. Elle me demanda un certain délais.

    Bien sur, ne vous en faites pas, je vais déjà faire avec ça. Je comprend. Votre situation est loin d'être évidente. Vous vous en sortez? Vous venez de débarquer.

    Je me doutais bien qu'arriver dans un pays inconnu, enfin il me semble étant donné la liste des domiciles habités qu'ils n'avaient jamais vécu aux Etats-Unis, Miami était le comble des States, un peu comme New York quand on y repensait, toujours est il que c'était assez impressionnant quand on n'en n'avait pas l'habitude. Je me rappelle avoir débarqué ici, ce n'était pas comme Paris, déjà rien que le climat était différent !
    Elle devait se poser beaucoup de questions, je le comprenais, je le trouvais très forte, je ne pense pas pouvoir être capable de ça s'il venait à arriver quelque chose à mon mari. Je m'écroulerais surement, je ne préfère pas y penser.

    Logiquement vous en avez déjà vu un, pour l'ouverture du testament, ensuite vous allez être reconvoquée pour signer l'acte notarié, la certitude d'avoir acquis votre bien par legue tout simplement. Mais ça ne change rien. Ca risque de prendre quelques semaines, en attendant vous pouvez y vivre sans que ça ne pose de problèmes, ça n'a rien à voir avec les assurances, dormez tranquille.

    Juste une justification pour l'Etat comme quoi la maison était à elle et son beau fils, en cas de saisi ou de vente du bien. Ca ne changeait pas le fait qu'ils y vivent ou non. De toute façon ils n'allaient pas dormir dehors, je n'étais pas très regardante, surtout pas quand un enfant était impliqué, il devait être suffisement perturbé par la disparition de son père pour en plus avoir à gérer les problèmes des adultes.
    Je la sentais inquiète, normal après tout, qu'adviendrait-il de Théo si elle venait à disparaitre elle aussi? J'aurais aimé lui répondre quelque chose de rassurant...

    Il serait confié à la famille la plus proche. Les grands-parents la plupart du temps. Ou alors les services sociaux le plaçerait en foyer ou en famille d'accueil. Mais vous pouvez changer la donne, encore une fois il vous suffit de passer chez le notaire, de faire une demande, et d'envoyer le dossier au juge des tutelles. Vous voulez que je m'en occupe?

    Une façon de la rassurer, je pense que c'était le mieux à faire. Les documents en main, je m'appliquais à faire les photocopies pour lui rendre les originaux, elle pourrait en avoir besoin. Ca lui éviterait d'avoir à les redemander.
    Attrapant le livret de famille, mon regard accrocha le nom du père... Edmund Burke... Né au New Jersey il y a 52 ans. Ce n'était pas possible, il devait y avoir une erreur !
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Ven 2 Avr - 1:33

Je devais avouer que je ne comprenais au droit, j'avais deux trois notions de droit internationnal que m'avait appris l'association quand je voyageais pour que je sache mes droits si jamais je venais à être arrêté, tous les pays n'avait pas les même droits et je m'emmélais un peu les pinceaux. Heureusement, je n'avais jamais eu de problèmes majeurs, quelques contrôle en Afrique et en Iran, quelques heures dans les commissariats mais en général les autorité se faisait plus souple dès que je disais que je faisais partie de médecin sans frontière, ils n'avaient pas vraiment envie d'avoir des problèmes avec les ambassades. Je n'avais pas trop eu le temps de me plonger dans les loies Françaises en ce qui concernait les légations, ni autre chose d'ailleur. Après le décès de Julien, nous nous étions installé quelques temps chez ma mère, le temps de réglé les papiers testamentaire chez le notaire, c'est là que nous avions appris que mon mari nous avait laissé une maison aux Etats-Unis. Je n'avais pas compris pourquoi il avait été cherché si loin, nous vivions en France tous les deux, moi en Bretagne, lui à Bordeaux et pourtant il nous avait exilé en Amérique. Il savait que j'aimais bouger, que j'aimais changer d'endroit assez souvent, mais je lui avais aussi toujours dit que le jour ou nous aurions un bébé, je me poserais un peu, je trouverais un boulot stable au moins le temps que notre grandisse. Pensée à ça me fit monter les larmes aux yeux, larmes que je retins en respirant un bon coup. J'avais tendance à déconnecter très vite de la réel ses derniers temps, j'avais toujours été plus ou moins rêveuse, un peu tête en l'air, mais depuis la mort de mon mari, j'avais parfois l'impression d'être à des milliers de kilomètres de la terre. Théo me rappelait souvent à l'ordre, il n'aimait pas me voir aussi songeuse, tout comme je n'aimais pas le voir enfermé des heures dans sa chambre quand il avait des coup de blues. J'essayais de le faire sortir un maximum et c'était en parti pour ça que j'avais tenu à ce qu'il aille collège et qu'il arrête les cours à la maison. Il avait son premier jour aujourd'hui et vu la tête qu'il faisait depuis deux jours, j'avais bien compris qu'il m'en voulait. Il m'adressait à peine à la parole et il avait refusé que je l'accompagne en cours pour son premier jour. Ça lui passerait ... du moins j'espère. Il était comme moi, il ne connaissait personne et il était hors de question qu'il reste tout seul à la maison pendant que je bosserais, au collège, il se ferait des amis, il ne serait pas seul et j'espérais surtout que ça l'aiderait à penser un peu moins à son père, ce qui n'était pas gagné.
Lorsque mon avocate me dit que le droit Américain était beaucoup moins compliqué que le droit Français, je lui souris. les Français avait tendance à tout compliqué, les loies, la conjugaison, même les sports devenaient de plus en plus complexe c'était pour dire! J'aimais mon pays d'origine, je savais la chance que j'avais d'être Française par rapport à certain endroit du monde que j'avais visité ou les habitant et en particulier les femmes n'avaient aucun droit, mais je trouvais mon pays parfois un peu trop étriqué, conservateur, un peu de folie dans notre gouvernement ne m'aurait pas déranger et en achetant une maison au Etats-Unis, je pense que Julien avait compris que ce pays me correpondrait mieu. Il avait toujours su ce qui était bien pour moi, comme pour son fils! Maître Ryan me dit qu'il n'y avait aucun problème pour les documents que j'avais en retard.

Merci. je vous les amènerais dès que j'aurais tout réuni.

La question qu'elle me posa par la suite me surpris. Tous les avocats ne se donnaient pas la peine de savoir comment allait leur client, je trouva ça très gentil de sa part, très prévenant.

Sa va, on se débrouille. Il faut juste qu'on s'habitue à la vie en ville. On est originaire de l'est de la France, ce n'est pas vraiment le même mode de vie! Mais Miami est une très belle ville.

On prenait nos marques peu à peu dans cette grande ville. Ce n'était pas évident, mais je pense que pour se remettre de ce drame il nous fallait un changement radical, un endroit inconnu neutre de tout souvenir. Vivre dans la maison que nous avions en France m'était devenu impossible. Ici, j'espérais pouvoir repartir sur de nouvelles bases même si ça n'allait pas être évident. Je ne connaissais personne dans cette ville, ma famille était en France, je n'avais que Théo et Théo n'avait que moi, on formait un couple de pieds cassé assez impressionnant! Je comptais sur le boulot que j'avais peut être trouvé pour me faire des relations et puis j'avais pris la décision d'essayer de retrouver mon père. Je ne l'avais pas connu, mais je savais son nom et son boulot, je savais qu'il était un chirurgien assez renommé, mais je ne savais rien de plus de sa vie. Il bossait à l'hôpital central de Miami et j'allais aller le voir. Il ne m'avait pas reconnu, il n'avait jamais essayer de reprendre contact avec moi, alors j'allais le faire pour lui, j'en avais besoin, besoin de le connaître, de le voir au moins une fois, juste une fois et peut être qu'on pourrait même discuter se voir de temps en temps, je ne voulais pas me faire d'illusion, ma vie était assez compliqué comme ça sans que je ne me mette des idées en tête qui risquaient de me rendre plus malheureuse que je ne l'étais déjà ... quoi que je ne suis pas sur que ce soit vraiment possible!

D'accord, ça me rassure.

Je flippais pour un rien ses derniers temps et j'avais peur qu'on ne vienne taper à la porte de la maison en me disant qu'elle n'était pas officiellement à moi. Juliette me rassura en me disant que ça ne risquait pas d'arriver. Je crois que je n'aurais pas été capable de gérer ça en plus de tout le reste et puis nous avions nulle part ailleurs ou aller avec Théo, cette maison était tout ce que nous avions. Mon mari avait pris ses précautions en nous laissant pas mal d'argent de côté, j'en avais aussi de mon côté on avait de quoi voir venir mais je n'avais pas envie de me prendre la tête avec les problèmes financiers pour le moment. Nous avions meublé la maison, j'avais acheter une guitare à Théo qui en plus du Djembé qu'il maîtrisait à la perfection, voulait apprendre la guitare. Je laissais donc sa créativité s'exprimer. J'étais moi même musicienne, je pratiquais le violon depuis toute petite, ça me détendais et ses derniers temps je jouais beaucoup avec celui que Julien m'avait offert pour mon dernier anniversaire. J'avais besoin de ça, de jouer les airs qu'il aimait, j'avais l'impression de ne pas l'avoir tout à fait perdu dans ses moments la. C'était des moments que j'avais aussi besoin pour craquer et quand Théo entendait la mélodie, il savait qu'il valait mieu me laisser seule jusqu'a ce que je me sente mieu. Juliette m'expliqua ensuite que pour Théo, il serait confié à une famille proche si jamais il m'arrivait quelques chose. Avec ce qui était arrivé à mon mari, je préférais prendre les devant, j'avais comprit que la vie ne tenais qu'a un fil et je ne tenais pas à ce que mon beau fils se retrouve en foyer ou dans une famille qui lui serait totalement inconnu et ou il ne srait peut être pas bien, pas question.

Oui je veux bien si ça ne vous gène pas. Je voudrais qu'il soit confié à ma mère en france. Je vous fournirais tous les papiers qu'il faut.


Plus vite se serait fait et plus vite j'aurais l'esprit tranquille. La jeune femme pris les papiers et je la vis bloquer sur le livret de famille. Mais bloquer vraiment, je ne compris pas ce qui se passait, est-ce qu'il y avait un problème? Je paniquais plus vite qu'il ne le faudrait.

Il y a un problème maître?




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Juliette Ryan

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Ven 2 Avr - 10:00


    Je connais la France, je suis née là bas. J'en ai encore quelques souvenirs.

    Nous étions partis quand j'avais 7 ans. Enfin il me semble. Les souvenirs d'une enfant plus ou moins ballotée sont encore flous, normal après tout, je ne savais pas à quelle période me raccrocher pour me trouver une enfance heureuse. Je sais que j'étais née sur Paris où mon père exerçait, je sais aussi que c'est là qu'il avait commencé à déconner avec ses pétasses de l'hôpital, et je ne comprenais pas le besoin qu'avait un homme d'avoir à la fois des maitresses, et une femme. Divorce garçon, le choix sera plus facile ! Et puis de toute façon c'est ce qu'il avait pu arriver de mieux à mes parents. Je n'ai pas énormément de souvenirs, je sais juste que j'aimais bien passer des moments dans le parc en sortant de l'école quand maman venait me chercher avec des pains au chocolat, je me souviens surtout de l'odeur. Et puis il y avait notre appartement aussi, enfin nos multiples appartement, nous avions déménagés des dizaines de fois encore une fois pour faire plaisir à papa. Je ne comprenais pas trop pourquoi, étant bien trop jeune, mais j'avais fini par comprendre que c'était pour que ses maitresses à qui il avait donné son adresse en étant bouré ne pourraient pas le retrouver. Charmant n'est ce pas? En tout cas ça ne changeait rien au fait que mon séjour en France m'ait laissé le souvenir d'un début de vie très proche de ma mère, et la découverte de l'anti patience de mon père.

    Si vous avez besoin de quoi que ce soit vous pouvez m'appeler, n'importe quand. Et puis si vous avez envie de bouger sur Miami il y a pas mal d'adresses sympa, même pour Théo. Il est un peu plus jeune que mon frère et mes soeurs mais je pense que les salles de jeu sont universelles non?

    Je souris légèrement. Je connaissais les tendances joueuse des pré ados. Clara était dans cet âge là, enfin elle n'avait que 10 ans mais n'allait pas tarder à entrer dans l'adolescence et vu sa tendance à faire comme Cameron je ne donnais pas cher des nerfs de ma mère quand elle commençerait à répondre aussi franchement que son aînée. Elle n'osait encore trop rien dire à Cam, parce que ce n'était pas sa fille bien qu'elle la considère comme tel, mais il y avait Aaron qui surprotégeait toujours les enfants, la chose que je pouvais lui reconnaitre, c'est qu'il en faisait autant avec moi. Il avait tendance à me couvrir ou bien il me défendait devant ma mère, pas devant tout le monde, histoire de ne pas créer de tension, mais je sais qu'arrondir les angles était son truc, de toute façon cet homme était un sain !
    C'est vrai que je suis l'aînée, je n'avais pas toujours vu les choses de cette façon, mais nous formions un tout avec les Keller, que nous étions devenus. En prenant le nom d'Aaron quand ma mère s'était mariée avec. Maintenant je portais celui de mon mari. Porter celui de mon père me réjouissait beaucoup moins, et je n'avais pas eu à le porter longtemps.

    Alors ce sera le même topo, carte d'identité, livret de famille, attestation, justificatif de logement, et j'enverrais tout ça au juge des tutelles. Ca ne devrait pas poser de problèmes.

    Théo devait la connaitre, les juges sont regardant là dessus, je devais reconnaitre à la justice américaine sont humanité, on ne dirait pas comme ça. Mais ils font tout pour le bien de l'enfant, et bien que Théo n'en soit plus vraiment un, c'est à cet âge là qu'on veut prendre son indépendance, mais qu'on crie sourdement avoir besoin de ses parents, en fin de compte je l'avais vécu. A 12 ans j'avais besoin de ma mère, nous vivions toutes les deux, le lien qui nous unissait n'était que plus fort et je sais qu'elle faisait tout pour que je ne manque de rien et encore moins d'affection. Ca je devais le lui reconnaitre. Je dû me reprendre quand elle remarqua mon attitude.

    Edmund Gerard Burke est le nom de mon père. Et le plus étonnant c'est qu'il est né au New Jersey il y a 52 ans. Vous... Vous le connaissez bien?

    Je me demande si des fois les photos d'identité sur le livret de famille ne devraient pas être mises obligatoires, on serait au moins fixés ! Mais là il n'y avait pas vraiment d'erreur possible, il s'agissait de mon père. Nom, prénom, second prénom, date et lieu de naissance, c'est impossible que ce soit une autre personne.
    Les larmes commençant à me monter aux yeux avaient le don de me rendre vulnérable, je me repris enfin tenta de le faire. En soufflant quelques secondes. Je savais que ça finirait par arriver avec toutes celles qu'il s'envoyait. Donc il avait eu une réelle double vie...
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Dim 4 Avr - 2:54

Oui j'aurais du le deviner en voyant l'orthographe de votre prénom. Vous êtes née dans quel coin?

Julietter avec deux T et E à la fin était une orthographe purement Française. Elle portait un vieu prénom Français, comme moi, que je trouvais très jolie. En ce moment, les vieux prénoms revenaient à la mode, il y avait des périodes comme ça. Personnellement je préférais les prénoms originaux, qui n'était que peut porter, avec Julien nous avions toujours dit que si nous avions une fille nous l'appelerion Asthor. Je n'avais entendu ce nom qu'une seule fois quand nous nous étions basé en Israël, je n'avais pas chercher la signification, mais je le trouvais jolie, il pouvait aussi bien être porté par une fille que par un garçon, mais mon mari trouvait que ça sonnait mieu pour une fille. Je pensais à ça alors que ça ne servait plus à rien, ne pas avoir eu d'enfant avec Julien était mon seul regret. Je n'étais pas du genre à m'encombrer de regret, de remord et de sentiment aussi lourd, je partais du principe que chaque acte que nous faisions nous aidait à avancer, qu'il soit bon ou mauvais, on en tirait toujours des leçons, c'est ce que j'avais appris au fil des ans, mais avec la perte de Julien était arrivée mon premier regret, je ne pourrais plus jamais avoir d'enfant avec lui et c'était irréversible maintenant. Je devais m'y faire, et je m'y ferais sans doute avec le temps. Soit disant que le temps aide à guérir, j'avais du mal à le croire, mais je verrais bien, de toute manière il n'y avait rien à faire d'autre, attendre que ça passe ou du moins que la douleur s'estompe.
La France me semblait bien loin d'un coup, depuis que j'étais arrivée ici, j'essayais d'occulter un peu ma vie la bas. Ma famille me manquait, ils avaient été d'un grand soutient quand nous étions rentré d'Iran avec le corps de Julien. Théo et moi nous étions installé un peu chez ma mère avec qui il s'entendait très bien! Il avait une affinité particulière avec ma petite soeur Paolina qui avait un an de plus que lui et j'avais été bien contente de le voir s'ouvrir un peu à quelqu'un. Il était très secret et ne parlait jamais de son père, encore moins depuis qu'on était ici, il y faisait parfois allusion, mais c'était en général très bref et je ne pouvais pas l'en blâmer, j'étais un peu pareil. je préférais ne pas en parler pour ne pas attiser encore plus la douleur, mais je ne savais pas si c'était la bonne solution. Je n'étais pas à l'aise dans ce genre de situation, je n'étais pas très locace sur ce que je ressentais et j'avais l'impression que ce drame n'allait pas arranger mon cas!

Oui je crois que les jeux vidéo on ne peut pas y couper à cet âge! Il aime beaucoup être déhors. J'ai entendu dire qu'il y avait une grande école de surf ici? Théo le pratique un peu. En tout cas merci beaucoup pour votre aide Maître.

Ce n'était pas tous les avocats qui se montraient aussi sympathique et serviable! En tout cas, elle avait mis dans le mil avec les jeux vidéo! Théo me faisait criser avec ça. Il avait une des dernières console qui était sorti et pour ça je dois dire merci maman! Un peu après la mort de son père, ma mère avait cru bon gâté celui qu'elle considérait comme son petit fils en lui offrant ce qu'il voulait et ça passait par un nouvel ipod et la dernière console en date sur laquelle il passait beaucoup trop de temps selon moi. Il s'était calmé en arrivant ici, sans doute l'envi de connaître un peu plus cette nouvelle ville . Il avait des passades pendant lesquelles il pouvait resté enfermé des journée entière planté devant sa console puis quelques semaine plus tard s'en désintéresser totalement pour passer son temps dehors, ce que je préférais. Je n'étais pas pour le fait qu'il reste devant la télé pendant des heures, mais je n'osais pas trop le lui dire, surtout en ce moment. On avait un peu de mal à communiquer tous les deux, j'étais jeune, peut être trop jeune pour élever un pré adolescent très malin qui savait exactement comment me faire plier à tout ses caprices. J'essyais de gérer au maximum. Je me demanda si mon avocate avait des enfants, elle était jeune pour avoir un adolescent à moins qu'elle ne se retrouve dans la même situation que moi, à élevé un beau fils, mais ce n'était pas toujours courant, mon mari était plus âgé que moi, ce qui expliquait qu'il ai eu un enfant aussi grand. Lorsque les gens me voyaient avec Théo, leur prémière réaction était de penser qu'il était mon frère ce qui me faisait sourire. En fait, il aurait pu être mon fils, je l'aurais eu très tôt certes, mais ce n'était pas improbable!

D'accord, je vais essayer de constituer le dossier entier cette fois et je vous amènerais tout ça.

Je voulais que se soit fait assez vite pour me tranquiliser. Après la mort de mon mari, j'avais beaucoup parler avec ma mère de ce qui arriverait à Théo si il m'arrivait quelques chose. Son père était sa seule famille, sa mère était parti quand il était bébé, il n'avait aucun souenir d'elle et elle n'avait jamais cherché à le retrouver. Je ne comprenais pas comment une mère pouvait faire ça ... ou un père, le mien ne m'avait même pas reconnu. Ce n'était pas le moment de penser ça. La question d'essayer de le retrouver me travaillait depuis pas mal de temps et j'avais décidé qu'étant maintenant installé à Miami, j'allais aller le voir. je ne m'attendais pas à ce qu'il me saute dans les bras, mais peut être que je pourrais comprendre pourquoi il n'avait pas voulu me donner son nom. Je ne sais pas pourquoi ses derniers temps cette question me travaillait alors qu'elle ne l'avait jamais fait avant. J'avais toujours considéré mon beau père comme mon père, c'est lui qui m'avait élevé, qui m'avait aidé à me construire, il avait été le père le plus génial qu'on puisse rêver, et il l'était toujours. Il m'avait toujours traité comme sa fille et n'avait fait aucun différence entre moi, qui était sa belle fille, et Pao qui s'était sa fille et celle de ma mère. Ma période adolescente m'avait fait me poser des questions sur mon père, mais ça m'était vite passé, j'étais heureuse comme j'étais et je ne voulais pas bouleverser ma vie pour un homme qui n'avait pas voulu de moi.
Ce que me dit Juliette m'étonna. Quelle probabilité pouvait il y avoir pour que son père et le mien ai le même prénom et la même date de naissance. J'avais du mal à comprendre ou elle voulait en venir, ou plutôt je comprenais très bien mais je ne voulais pas le croire.

Votre... votre père... Ce n'est peut être pas la même personne ... je ... Non je ne le connais pas. Mon père est partit avant ma naissance, tout ce que je sais c'est son prénom, sa date de naissance et qu'il est un des meilleur chirurgien du pays ... enfin tout ce que tous le monde peut lire sur internet. On parles du même homme?!

C'était une question mais qui, dans ma tête, sonnait comme une affirmation. Est-ce possible que la femme devant moi soit ma soeur?! Ce serait quand même assez incroyable de se trouver comme ça alors que j'aurais pu faire appel à n'importe quel avocat de Miami. Est-ce que le hasard existe? Je la regardais, essayant de déceler ce qu'elle pensait de tout ça. Mes yeux se posèrent tantôt sur elle, tantôt dans le vide, sans vraiment savoir pourquoi, j'avais beaucoup de mal à me concentrer sur quelques chose ou sur quelqu'un. J'avais besoin de me raccrocher à quelques chose de passif pour réfléchir et la mon cerveau était en ébullition après ce qu'il venait d'encaisser. J'avais du mal à y croire ... j'avais une soeur de mon âge?!

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Juliette Ryan

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Dim 4 Avr - 12:23


    Paris. Sur la capitale. Dans le 15ème il me semble.

    Levant un sourcil pour réfléchir. Je sais que j'avais été conçue à Miami, mais née en France. En fait ma mère m'avait eu très tôt, 16 ans. A son âge je rencontrais à peine James mais jamais je n'aurais songée à tomber enceinte, j'étais encore vierge à cette époque là alors... En fait j'étais une enfant, qui venait tout juste de trouver le courage de se libérer de l'emprise néfaste de son père, non sans difficultés cependant, mais la présence de James m'avait aidée, et l'attention de ma mère aussi, l'entourage de mes frères et soeurs, et puis d'Aaron, qui lui était un père comme on pourrait en rêver. Amoureux de ses enfants, attentif, parfois même un peu naïf, mais ça ne l'empêchait pas de veiller au grain. Toujours est il que lui semblait avoir comprit comment marchait l'éducation. Ce n'était pas le tout de vouloir élever ses gosses, il fallait aussi les apprécier pour tout ce qu'ils étaient. Je ne dis pas que mon père ne ressentait rien pour moi, sinon il n'aurait pas cherché à s'intéresser à ce que je soit à son image, mais il ne m'aimait pas de la bonne façon. Depuis que j'étais enceinte je pensais beaucoup à tout ça, peut être un peu trop, et quand je confiais mes craintes à James, il me rassurait en m'assurant qu'il n'était pas de ce genre là et qu'il était déjà raide dingue de son bébé. Oui oui, SON bébé, accessoirement j'ai juste le droit de le porter ^^
    Mais il était tout ce qu'on pouvait attendre d'un mari et d'un futur papa. L'attention, la douceur, la présence... Je me demande même si le fait de lever le pied n'était pas voué au fait de me surveiller, enfin surtout de surveiller mes horaires, mais après tout ça partait d'un bon sentiment.

    J'en ai entendu parler, je téléphonerais à ma soeur et vous ferait passer les coordonnées si vous voulez. Je pense qu'elle est la mieux placée pour savoir tout ça.

    Je souris légèrement quand elle me remercia. C'était normal. Je faisais aussi ce métier pour l'humanité, pour le contact avec les autres, à la base je cherche à aider, et non pas à me faire du fric comme le suggérait subtilement mon père.
    Cameron était sans doute la mieux placée pour ce genre de renseignements en effet. Le surf elle devait en faire avec les garçons, ce n'est pas le genre à rester sur la plage en attendant que son héro tout dégoulinant veuille bien s'intéresser à elle, la planche à la main. Au contraire ! Ce serait plutôt le genre à aller tester la vague elle même pour impressionner sa moitié. Un peu masculine, j'en conviens, mais c'était Cam quoi. Plus proche du chef de chantier que de la manufacture. Mais remarque dans ce cas là ça aidait. Il y a un début à tout. En plus elle serait surement ravie de pouvoir accueillir un petit nouveau. Je ne sais pas pourquoi mais Cam avait ce truc pour attirer le respect des jeunes qui l'entouraient. Enfin surtout les plus jeunes. Il n'y a qu'à voir Clara, elle en est raide dingue. Elle l'imite en tout, la dernière fois qu'elle a sorti le baguy avec le caleçon en dessous, j'ai cru que ma mère allait nous faire une syncope. Moi j'étais morte de rire, elle était plutôt drôle, et se prenait beaucoup au jeu.

    Chirurgien?

    Je fronçais les sourcils en sentant ma voix s'érailler, dieu que je détestais ça ! Me sentir faible, ne plus savoir où me poser. Et depuis ma grossesse c'était fréquent, je ne pouvais pas gérer tout à la fois et là je me sentais largement dépassée. Je passa ma main dans mes cheveux avant de récupérer mon stylo pour noter les références de la pièce d'identité dans le dossier, en plus des photocopies, je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais ça m'occupe les mains. On est d'accord sur le fait que la situation soit loin d'être facile. Toujours est il que je n'avais pas le choix, c'était comme ça et pas autrement.

    C'est le même, mais rassurez vous vous n'avez rien perdu...

    Sans lever les yeux vers elle, le stylo tremblant dans la main. Donc j'avais une soeur. Jusque là j'étais ravie, mais que mon père ait pu abandonner son enfant, son propre enfnat alors qu'il faisait vivre un martyr à un autre, il était encore pire que ce que je pensais. Non seulement il avait trompé ma mère, l'aviat faite souffrir, mais trompé aussi une autre femme, abandonnée, elle et sa fille. C'était immonde.
    Je fini par poser mon stylo, joignant mes mains pour souffler un grand coup.

    Excusez-moi. Vous n'y êtes pour rien. Bien au contraire. C'est à lui que j'en veux.

    Et moi qui avait accepté de l'aider pour son affaire ! Quelle conne.
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 7 Avr - 0:20

Le quinzième! Rien que ça! C'était un quartier magnifique, j'avais vécu quelques temps dans la banlieue de Paris étant gamine, je ne me souvenais pas de tout car nous avions déménagé en Bretagne lorsque j'avais six ans, quand ma mère avait rencontré mon beau père on l'avait suivi la bas et j'avais appris à aimer cette région même si je retournais sur la capitale pour voir des amis. Je connaissais plus le quartier de Montmartre ou mon meilleur ami habitait et habite toujours d'après ce que j'en sais. C'était un très bel endroit un peu pollué par tous les touristes qui se pressent pour visiter le coin, mais on doit faire avec ce petit inconvénient pour vivre dans ce bel endroit. Le quinzième était attenant à la rive gauche, un quartier plutôt bourgeois ou j'avais été quelques fois, toujours pour voir des amis, mais je le connaissais beaucoup moins que Montmartre. En fait, j'aurais aimé mené la vie de bohème comme à l'époque ou les artistes venaient à Montmartre pour jouer de la musique ou chanter dans les rues dans l'espoir d'avoir une petite pièce ... Je me voyais bien jouer du violon sur les trottoirs du quartier! J'avais toujours ses rêves d'évasions que je ne pourrais plus réaliser maintenant. J'avais du mal à m'imaginer enfermée dans une vie étriquée sans folie, sans liberté, pourtant je savais que je devais me poser, mener une vie de bohème avec un gamin de douze ans n'était pas vraiment conseillé. Il fallait de la stabilité, un minium de rigueur, des bases stables, bien que les bases ils les avaient depuis un moment, son père les lui avaient inculqué et il avait complété le tableau tout seul comme un grand ... les enfants ont tendance à s'accoutumer des règles qui leur vont bien, mais on ne peut pas leur en vouloir surtout quand on les laisse faire .... comme moi! Tout le monde sait autour de moi que je ne suis pas un exemple d'autorité, je ne sais pas dire non à un gamin que se soit ma petite soeur ou mon beau fils, ça fait bien rire mes parents car je me fais parfois embarqué dans des plans foireux à souhait! Je porta mon regard sur la jeune femme face à moi.

Le quinzième ... c'est un beau quartier. Je vivais à
Vigneux dans la banlieue quand j'étais petite. J'ai de très bon souvenir de Montmartre. Vous y êtes retourné récemment?


Simple question parce que si elle n'y avait pas mis les pieds depuis longtemps, elle allait trouver le coin changé! Paris changeait constamment, comme toutes les villes en même temps! A chaque fois que je rentrais d'un voyage et que
je retrouvais la france, je trouvais ma ville changée, c'était
assez déconcertant mais au bout d'un moment on s'y fait!
Maintenant que j'étais Américaine d'adoption, ou une Américaine en devenir pour le moment, je savais que quand je rentrerais chez moi j'allais avoir du mal à me situer. La vie Française et la vie Américaine était totalement opposé en tout point, le rythme de vie, les conditions de vie, les repas, les sorties, tout était fait en plus grand ici, j'avais l'impression que tout se vivait plus intensément, plus vite. Depuis que j'étais arrivée, j'avais l'impression que le temps passait passait deux fois plus vite qu'en France ou dans d'autre pays que j'avais visité, c'était assez troublant et en même temps fascinant de voir toutes ses personnes vivre à deux cent à l'heure alors que vous, vous êtes au milieu, totalement calme et posé. En fait j'avais l'impression d'être une extra-terrestre qui découvre un nouveau monde dont elle ne soupçonnait pas l'existence et le pire s'est que j'aimais ça. La vie Américaine était un culture à part entière que j'avais hâte de découvrir un peu plus et d'après ce que me dit mon avocate, Théo allait aussi la découvrir très vite la culture des jeunes Américains!


Merci beaucoup, c'est Théo qui va être content !


De toute façon, je faisais confiance à mon beau fils pour tomber dans les bons plans ... ou dans les mauvais. Ma grande peur était que Théo se laisse embarquer dans des mauvais plans. Il était fragile en ce moment et avait besoin qu'on s'occupe de lui et si il s'accrochait à un groupe de personnes qui n'étaient pas de très bonnes fréquentation, il ferait ce qu'on lui demanderait pour être accepté comme un des leur. C'était un enfant gentil, mais qui commençait parfois à se rebeller et surtout, il était très influençable, i ne savait pas trop ou était sa place en ce moment et il serait facile pour des personnes mal intentionné d'en faire ce qu'ils voulaient. Je l'avais mis dans un collège privée pour qu'il soit cadré par des professeurs mais ce n'était pas avec une grande conviction. Soit disant que le privé aidait les enfants à travailler ou à rester dans le droit chemin, mais j'étais persuadé que si il voulait faire des conneries il pourrait très bien déjouer la surveillance des professeurs. Je ne savais pas trop comment m'y prendre avec lui, avec un ado en général, je n'avais peut être pas la maturité qu'il fallait, j'étais beaucoup plus en confiance quand son père était encore là, maintenant j'avais toujours peur qu'il ne m'en veuille, qu'il se vexe si je lui disais quelque chose ou si je faisais quelque chose de travers, alors j'écoutais les conseils des personnes autour de moi.
Je trouvais cette jeune avocate très gentille, très
humaine on ressentait très bien qu'elle s'impliquait dans ses affaires pas seulement pour l'argent mais avec un besoin intense d'aider les gens. J'aimais ses personnes très humaine qui aimait les gens et ça se faisait de plus en plus rare. Elle était souriante et très professionnelle en même temps, en fait je crois que j'avais besoin de tomber sur une avocate comme elle, si j'étais tombé sur un requin qui m'aurait à peine adressé la parole je ne sais pas si j'aurais pu le garder, après tout, ce n'était pas les avocats qui manquait dans cette ville!

Quand j'exposa à la jeune femme ce que je savais sur mon père, je vis son visage changer, sa voix s'érailler ... Elle avait
compris quelques chose que j'avais du mal à imaginer, pourtant ça n'aurait pas du m'étonner. Mon père avait renoncé à m'élever, il y a de ça vingt six ans mais je me doutais bien qu'il avait refait sa vie. En fait, je n'y avais jamais vraiment pensé c'est sans doute pour ça qu'imaginer me retrouver avec une soeur que je ne connaissais pas ma faisais vraiment bizarre ... tout comme à elle d'après ce que je pouvais voir! Et le moins qu'on puisse dire c'était qu'elle n'avait pas l'air de le porter dans son coeur. Je ne savais pas quoi penser de tout ça, j'étais vraiment contente de trouver une soeur, mais est-ce qu'elle allait partager mon enthousiasme? Elle avait sans doute sa vie et voir une soeur sortie d'on ne sait ou débarqué comme ça à
l'improviste sans y être préparé n'allait peut être pas être à son gout.... Je ne savais pas quoi dire, je me contentais de la regarder de mes yeux ébahis.


Pourquoi vous dites ça ... enfin je veux pas être indiscrète mais je ne le connaît pas du tout. Il vous a élevé?

Je ne savais pas si ma question n'était pas déplacé,
vis à vis d'une personne que je ne connaissais pas, même si elle était ma soeur. J'avais envi de rencontrer mon père, mais j'avais peur de sa réaction vis à vis de moi. Je disais à tout le monde que je me fichais de ce qu'il pensait, vu qu'il ne m'avait pas éléver, il pouvait bien penser ce qu'il voulait, mais en fait c'était faux. Au fond de moi j'aurais aimé qu'il me dise qu'il était content de me voir, mais d'après ce que me dit Juliette, il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de bien. En même temps, quel homme
bien mettrait une femme enceinte et l'abandonnerait sans un mot?! Je me disais qu'il avait pu changer, malgrès ce que j'avais vu, les guerres, les attentats, je me disais toujours que les gens
pouvaient changer, se serait tellement triste sinon, mais plus ça
allait plus je devais m'accrocher pour ne pas que cette idée me lâche. Les hommes étaient les ennemis les uns des autres, mais je n'avais pas envie de philosopher en ce moment, j'avais juste envie de ... je ne sais aps, j'avais l'impression d'être sur une autre planète!


Ne vous excusez pas ... c'est moi ... j'arrive et je chamboule tout. Sa va aller?


Elle était pâle, sa voix était loin d'être sur. Je prenais les choses avec plus de recul sans doute parce que je n'avais jamais vécu avec lui, je ne l'avais pas connu. je ne voulais pas qu'elle lui en veuille à cause de moi. Je n'avais pas compter pour lui, pas plus que ma mère et si il ne lui avait jamais parler de tout ça, c'était sans doute parce qu'il ne pensait pas que ça reviendrait un jour vers lui. J'étais en train de me dire que j'avais encore peut être fait une connerie sans le vouloir, j'étais la reine pour mettre les pieds dans le plat! Je la regardais, plus si sur de moi, non plus, je n'avais pas envi de foutre le bordel dans leur relation qui avait l'air déjà assez compliqué d'après ce qu'elle me dit!
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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 7 Avr - 1:22


    Non, ça fait un moment que je n'ai pas remis les pieds à Paris. A part Walt Disney avec mes petites soeurs mais ce n'est pas le même genre de sorties.

    James y allait beaucoup pour son job, je l'aidais à rédiger ses articles en français et c'était un moment que nous aimions partager tous les deux, en général on se posait sur le lit et passait une heure ou deux à bosser, et puis emportés par le tourbillon du désir nous passion le reste de la nuit à faire l'amour. Il fallait aussi avouer qu'il n'était pas très compliqué à séduire. Un bout de dentelle, de soie, et le tour était joué. Enfin c'était un homme, avec un sacré passif de Dom Juan, il me fallait bien répondre à ses attentes. Je faisais tout pour être l'épouse idéale, sans pourtant parvenir à me satisfaire moi. Mais du moment qu'il m'assurait qu'il était heureux, tout allait à peu près. Je n'avais aucune confiance en moi ou en les hommes, merci papa ! Je devais avouer qu'il m'avait légué un sacré paquet de tares lui aussi. La pression psychologique devrait être reconnu comme une forme de maltaitance, ça laisse aussi des cicatrices. Encore moi j'avais eu la chance d'avoir ma mère, mais ce n'était pas le cas de tout le monde.
    Pour en revenir à Paris, j'avais laissé ma mère et Aaron y aller, nous avions choisi l'Italie avec James. Et on avait passé une semaine extra tous les deux. On s'entrainait beaucoup à faire des enfants comme il disait. Ben pour le coup l'ex champion de foot il avait marqué ! Je pense que la conception de mon petit bout venait de là.

    Cam a passé une bonne partie de l'été dernier là-bas. Ca l'a pas mal occupé et offert des vacances à toute la famille.

    Je me mis à rire légèrement en grattant le papier de la pointe de mon stylo, il était vrai que quand Cam n'était pas là on respirait un peu plus. Disons que c'était plus calme. Et personne ne se serait risqué à mettre la musique à fond, elle le faisait très bien toute seule quand elle rentrait. U2 à fond dans la maison pour faire le ménage était un des trucs que j'adorais partager avec elle. Elle était adorable quand on savait la prendre autrement qu'en lui reprochant tout et n'importe quoi sous prétexte de ne pas lui faire confiance. C'était une enfant, et doublement suceptible qui plus est, je vous jure que ça donne quelque chose de pas mal.
    Théo avait 12 ans, il rentrait dans l'adolescence, alors ce genre de cours très bien cadrés l'entourerait et il pourrait se faire pleins de nouveau amis. Comme Cameron l'avait fait. Elle était très sociable, elle parlerait à un mort comme dirait ma mère ! C'était quand même la seule de nous tous qui avait appris le portugais en 2 semaines quand nous étions allés passé des vacances là bas ! Elle nous avait scotchée pour le coup.
    Elle tenta ensuite d'applanir le truc pour mon père, mais aussi sympathique qu'elle me paraissait, ce ne serait pas possible.

    Elevée? Dressée conviendrait mieux. Pour lui avoir un enfant consiste à avoir un modèle de soit même, pouvoir le façonner à sa façon, à ses idées. Psychorigide n'est pas assez fort pour décrire sa façon de fonctionner. Pour lui tout ce qui comptait c'était que je sois comme lui. Un requin prêt à tout et surtout à écraser les autres pour réussir. Je ne lui doit rien, si ce n'est le fait d'avoir passer mon temps à m'excuser d'exister.

    Ouah ! Désolée d'avoir à être si franche mais là elle m'avait laissé la possibilité de m'expliquer, je m'étais lachée, au moins elle savait à quoi s'en tenir avec son paternel, elle n'avait rien perdu au change. Je savais que je ne pourrais jamais être totalement libre de mon éducation, puisque ça avait formé ma personnalité, j'étais fragile, psychologiquement, et puis moralement, je pouvais avoir un coup de blues pour rien, comme ça. Et me dire que je ne servais pas la société, que je ne servais pas à grand chose. Alors que lui dans son labo faisait avancer la science. Moi je passais beaucoup de temps à régler des divorces à la con.

    Vous n'y êtes strictement pour rien et...

    Je fus coupé par un pic violent au niveau du ventre. Une douleur qui me fit tout de suite penser à mon bébé. Ce n'était pas grand chose à part un pic de stress. Je souffla un bon coup en posant ma main sur mon ventre. Me calmant progressivement. Si je parle de ça à James ce soir j'étais bonne pour aller passer la nuit aux urgences en écho... Alors on s'en tiendra là hein !

    Oui... Ca va aller. Ca va.

    La douleur passa et je pu me rendre une contenance. Pas facile de se retrouver en face de sa grande soeur. J'en avais toujours rêvé d'un ainé, pour me protéger, et bien je l'avais, un peu tard mais je l'avais !
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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 7 Avr - 3:01

Eh ben elle allait trouver le coin changé si elle y remettait les pieds! Des banlieues poussaient comme des champignions autour de Paris, il y en avait de plus en plus et puis, la plus part des monument étaient en restauration, la dernière fois que j'y avais mis les pieds c'était Notre Dame qui avait le droit a un ravalement de façade en bonne et due forme! On s'y fait à la longue tout change de toute manière, partout! Quand elle parla de Disney, ça me rappela des souvenirs. Julien et moi y avions amené Théo et ma soeur il y a deux ans de ça, on avait passé trois jours excellent la bas. D'ailleurs, je crois qu'on s'y autant amusé que les gamins, si ce n'est plus! On avait fait autant de manège qu'eux, même ceux pour les gosses comme les éléphants qui volent! J'aimerais bien visité celui de Miami, mais je ne suis pas sur que Théo accepte d'y aller, il avait douzes ans maintenant et il avait passé l'âge de regarder des essins animés ou de jouer avec ses soldats, il me répétait assez souvent qu'il n'était plus un bébé. La mort de son père l'avait beaucoup fait murir, trop selon moi mais je ne pouvais pas y faire grand chose à part être la pour lui, le soutenir quand il avait des coups de blues. Il avait perdu son magnifique sourir, mais le drame était aussi très récent c'est pour ça que je comptais beaucoup sur le collège pour qu'il se fasse des amis qui lui changerait un peu les idées, au moins la journée. Je savais bien que son chagrin ne pourrait pas passer comme ça, tout comme le mien, on allait devoir faire un travail énorme pour arriver à surmonter tout ça, mais à tout les deux j'étais persuadé qu'on y arriverait. Je n'aurais pas été si sur de moi si j'avais été seule. J'avais hâte d'être à se soir et de savoir comment c'était passé cette première journée de cours.

Vous allez trouver la ville si vous y retournez! Disney ... vous avez visité celui de Miami je suppose. Est-ce qu'il est aussi bien que celui de Paris?!

Aller passer une journée la bas me rappelerait sans doute beaucoup trop mon mari pour le moment, mais plus tard pourquoi pas. C'était rare qu'un homme aime ce genre de parc, mais Julien adorait, il disait qu'il aimait me voir retomber en enfance. j'avais vongt six ans, c'était jeune, mais j'avais parfois tendance à faire beaucoup plus âgée, surtout dans ma manière de penser, de relativiser les choses de la vie de tous les jours. Quand on voit ce qui se passe dans les différents pays du monde, ça vous fais changer votre vision des petits problèmes de la vie quotidienne et en ça , j'avais perdu mon innocence. J'avais tout quitté à seize ans pour partir au Chad ou les restes de la guerre était encore beaucoup trop présente. Je n'avais jamais vu de paysage aussi dévasté, des gens aussi pauvre et démunis de tout, je voyais ça avec mes yeux de petite fille qui se prenait pour une adulte alors que j'avais à peine la force d'affronter tout ça, j'avais craqué plus d'une fois, mais ça m'avait servi, c'est grâce à tout se que j'avais appris au cour de ses voyage que j'étais celle que je suis aujourd'hui et j'en étais bien contente.
Juiette avait l'air d'avoir une soeur qui avait les même centre d'interêt que mon beau fils. il s'était essayé au surf et depuis impossible de le faire décrocher, il en parlait souvent surtout maintenant qu'il sentait la plage tout près. C'est sur que c'est pas évident de surfer sur les étangs paumé dema petite ville de Bretagne, il me l'avait assez répété! Ici, il pourrait assouvir cette envie qu'il avait en lui. Il était déjà assez doué et si il pouvait trouver des amis qui avait la même passion que lui se serait génial et pour son équilibre à lui et pour moi! Je ne l'aurais pas toujours sur le dos, parce que un adolescent de douze ans faut le gérer, surtout quand il décide de vous faire chier et ses dernier temps Théo testait mes limites qui étaient très large pour le moment, mais il fallait pas qu'il me cherche trop! J'étais très calme, posée, c'était mon caractère, mais quand je m'énervais, ce n'étais généralement pas pour rien, ma mère disait que j'étais le vent qui se tranformait en tornade c'est pour dire. Théo et moi avions déjà du mal à comuniquer sans qu'en plus je me mette après lui. Il avait droit à pas mal de liberté à la condition que je sache ou il était. Je voulais pouvoir venir le chercher aussitôt si il avait un problème! En fait je le protégeais beaucoup trop à son gout, mais il était tout ce qui me restait de mon mari et je l'aimais comme mon fils, même si j'avais aprfois du mal à lui montrer ... encore mon jeune âge qui me posait problème, avec quelques années de plus, je ne me poserais sans doute pas autant de question vis à vis de l'éducation à lui donner. POur le moment je laissais faire et on gérerait le moment venu.

Sans vouloir être indiscrête, elle a quel âge votre soeur?

Ben oui sait-on jamais, si elle avait l'âg de Théo, ils pourraient peut être s'entendre, voir même avoir pus d'affinité! Pas le moment de jouer les entrmetteuses pour mon beau fils de douzes ans, même si cette idées me décrochaun sourire!Théo était très beau, les yeux bleus très clair, les cheveux un peu long raide, à la surfer ... un vrai play boy ce gamin, d'ailleurs ma petite soeur l'adorait treizes ans et douzes avec une amitié réciproque, j'étais persuadé que si ils habitaient plus près l'un de l'autre, ils passeraient plus de temps ensemble!
Donc je n'étais pas la seule a avoir un ado preneur de tête à la maison, c'était bon à savoir ... j'avais une idée de ce qui m'attendait! Un problème après l'autre ... je voulais en finir avec ses papiers pour que tous soit en ordre et ensuite je pourrais me concentrer sur mon beau fils. ON dit que les femmes savent faire plusieurs chose à la fois, ben pas, moi .. je suis l'exception qui confirme la règle! J'ai deux mains gauche et je l'assume parfaitement!
Juliette me parla de son père .... de notre père pour être plus précise et ce qu'elle me dit ne me fit pas une super impression, j'avais peut-être tord de vouloir le rencontrer. Ma soeur ne semblait pas le porter dans son coeur et d'après ce que je compris, elle n'avait pas une haute estime de son père. Sur ce point là, j'avais sans doute eu plus de chance qu'elle. j'avais été élevée par ma mère jusqu'a mes six ans, puis elle avait rencontré Santo qui était très vite devenu mon beau père, même beaucoup plus que ça. Il m'avait élevé comme sa propre fille, il m'avait toujours protégée, conseillée, comme un père. Puis était arrivée ma petite soeur, Pao, j'avais eu peur que mon beau père ne m'aime moins parce qu'il avait sa "vraie" fille, mais un jour, sans que je ne m'y attende, il m'avait proposer de porter son nom et de m'adopter officiellement, j'avais été la plus heureuse du monde! J'avais donc porter le nom de celui que je considérais comme mon père jusqu'a ce que je me mari! Juliette n'avait pas l'air d'avoir eu cette chance, je ne comprenais pas les personnes qui faisait des enfants pour eux, pour qu'ils soient comme eux sans laisser la place à leur personnalité. Un enfant n'était pas une prolongation de nous même, du moins c'était mon point de vu, on devait l'aider à s'épanouir et à construire sa propre personnalité pour qu'il fasse sa vie tout seul dans ce qu'il aimait. J'écouta ma soeur ... ça me faisait bizarre de pensée ça!

D'après ce que vous me dite j'en déduis que vous avez réussi à vous démarquer de lui avec succès!

Ben oui, elle n'était pas du genre requin prête à tout écraser sur son passage, bien au contraire! Son père n'avait pas réussi à la conditionner, mais j'imaginais que son éducation avait du lui laisser des marques. Je ne savais pas ce qu'elle avait vécu, mais la description qu'elle me fit de celui qui était mon père, m'en disait long sur ce qu'il devait pensée des personnes qui refusait de suivre sa traces, il voulait sans doute un clone, il avait eu une fille, ce qui était selon moi le plus beau cadeau dans la vie d'un homme, mais tout le monde ne le voyait pas de cette manière. Juliette m'avait mis le doute, je ne savais pas si j'allais être capable de rencontrer mon père après tout ce qu'elle venait de me dire. Si jamais il décidait de s'intéresser à mon parcour, je ne pense pas qu'il soit très fièr d'avoir une fille qui avait arrêté l'école a seize ans pour aller parcourir le monde et passer son diplome de simple infirmière en soignant des gens en Afrique du sud ^^ Je savais que ce n'était pas ce que souhaitait les parents pour leur enfants. Ma mère aurait voulu que je poursuive mes études, mais elle n'avait pas eu le choix, c'était ma décision de partir et même si ça avait été dur pour elle avait fini par l'accepter. Je vis la jeune femme avoir un drôle de rictus, comme si une douleur lui avait tranpercer l'estomac.

Est-ce que sa va? Vous voulez un verre d'eau ?!

Je ne savais pas qu'elle était enceinte. Une nouvelle comme celle qu'on venait d'apprendre l'une et l'autre n'était pas anodine et des symptômes somatique n'était pas à négliger. J'alla ouvrir la fenêtre pour qu'elle ai de l'air, un minimum car il y avait une chaleur étouffante à Miami, même si la clim marchait de l'air extérieur était toujours meilleure! J'aurais peut être du lui dire que j'étais infirmière quoi qu'elle avait du le voir sur mes papiers ^^ Quand je vous dis que je suis totalement à l'ouest! Elle venait de me rassurer en me disant que je n'y étais pour rien, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir coupable de débarquer comme ça dans sa vie alors qu'elle n'avait rien demandé. je n'avais rien prémédité alors qu'on aurat pu le penser. Je préféra rester silencieuse, comme souvent quand je n'étais pas très à l'aise ou que je ne savais pas quoi dire. Je me retrouvais face à ma petite soeur et j'avais la voix coupé .... je me trouvais stupide! En même temps, j'avais du mal à sauter de joie, pas que je ne sois pas contente, mais ses dernier temps j'avais perdu toute légèreté, mais la façon dont je la regardait avec douceur lui fera sans doute comprendre à quel point je suis heureuse d'avoir découvert que j'avais une petite soeur!

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Juliette Ryan

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Mer 7 Avr - 13:40

    Il est plus grand, avec plus de manège à sensations fortes. Enfin c'est surtout mon mari qui s'éclate.

    James, Diego et Logan étaient inséparables quand on les lachait dans ce genre de parc d'attraction. D'habitude si discret, Logan prenait les devants et n'était pas en reste questions idées tordues. Paris à la con aussi. Combien de fois j'avais du ramener James à la maison parce que les garçons avaient décidés de se gaver de bonbons, frites et sauces en tout genre et de se tester sur le grand huit à celui qui vomirait en dernier. Je vous l'ai dit, ils n'étaient pas plus matures les uns que les autres. Alors venant de Diego ça ne me suprenait pas tant que ça à la limite, il avait 15 ans, c'était de son âge, mais James, enfin chéri ! Quoi qu'on ne lui en donnait pas plus que ça quand il jouait au foot avec ses copains. Parfois je culpabilisais (oui je sais encore une fois), je me disais que je l'avais forcé à grandir trop vite à la fac, qu'il n'avait pas fini sa jeunesse et ce qu'il avait à faire pour en profiter. J'étais dans sa vie et forcément il n'avait pas pu avoir toutes les filles qui lui tournaient autour, il se montrait raisonnable. Mais on s'y était fiat, moi j'étais bien dans ma vie, j'étais heureuse, je menais celle que je voulais. Des responsabilités, un mari, bientôt un bébé... D'ailleurs à voir comment il se comporterait avec lui. A mon avis son langage à la maison tournera autour du areuh un bon moment ! Je m'adapterais, j'aurais deux bébé en même temps, deux ados aussi, alors en espérant que le plus grand n'ait pas l'idée de refaire sa crise... Mais plutôt de m'aider à gérer celle du petit. Parce que s'il avait celle de ma soeur, on était mal barré.

    Cam a 17 ans. Mais vous savez même à cet âge là les jeux vidéos, les journées sur la plage c'est encore leur truc. Sur les coups de 14 ans vous allez avoir droit au scooter et passé les 15 ans c'est les sorties.

    Je connaissais ça pour avoir vu Cam à l'oeuvre. Elle ne perdait pas une occasion de vouloir évoluer, le scooter ou plutôt la moto l'avait aidé à se trouver un peu plus de liberté, et puis les sorties c'était la continuité de sa notoriété, je la savais très populaire au lycée, tant auprès de ses profs que des élèves, pas pour la même raison on est d'accord !
    J'aurais tout aussi bien pu lui présenter Clara, ils n'avaient qu'une petite année de différence, seulement Théo me semblait très mature, Clara un peu plu petite encore. Elle n'était pas vraiment un bébé mais disons qu'elle n'avait pas les mêmes préoccupations. Elle aimait les choses comme Cam surement par mimétisme. Pour le moment les sorties de toute façon c'était niet selon maman, et je pouvais le comprendre, élever une fille et un garçon est un exercice totalement différent.

    Grâce à ma mère surtout. Quand ils ont divorcés. Avant ça j'obéissais comme je le pouvais, même si ce n'était jamais assez pour lui. Le mariage de mes parents battait de l'aile, elle a fini par prendre les devants. J'y allais à peu près tous les 15 jours et la moitié des vacances. Et puis sur les coups de 16 ans j'ai décidé que c'en était trop, j'ai coupé les ponts. Il n'a pas cherché à me revoir jusqu'à revenir ici pour me demander de l'aider...

    Au moins elle pouvait noter la personnalité de mon père, il était là quand il avait besoin de moi, et ce harcèlement sexuel je n'y croyais pas. Voila pourquoi il me mettait dans cet état, il me demandait de renoncer à mon intégrité, et ça j'avais beaucoup de mal. C'était une valeur que ma mère m'avait inculqué. Et j'y tenais. James m'aimait pour ça, et je pense que mon succès se traduisait aussi par là. Quoi que... Mon patron m'avait demandé plus d'une fois de passer outre les lois morales, j'avais refusé, il l'avait mal pris, mais avait fini par comprendre, étant donné que j'avais tout de même gagné l'affaire.

    Ca va. C'est le bébé. Je suis enceinte de 9 semaines.

    Elle ouvrit la fenêtre. C'était donc ma soeur... Elle apprenait d'un même coup qu'elle avait une soeur, un beau frère, et bientôt un neveu ! Enfin si elle souhaitait encore avoir des contacts. Je pouvais comprendre qu'elle ait besoin d'air, de prendre du recul, ça me paraissait logique, moi c'était sans me poser de quesitons, j'avais besoin d'être entourée. Je ne le montrait pas vraiment mais pourtant c'était la vérité. James le savait, et le fait de voir mes parents tous les dimanches était important. A 13 ans Aaron n'avait pas pu remplacer mon père, mais je prenais ses conseils avec tout autant d'attention. Je la savais infirmière, je connaissais son dossier par coeur, comme tout ceux de mes clients, mais j'y retenais une attention toute particulière pour son histoire.
    La douleur fini par se dissiper et je me leva pour me servir un verre d'eau. Souffler un grand coup.

    Excusez-moi, je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de situations. Je... On pourrait peut être commencer par se tutoyer? A moins que...

    Les voila les séquelles de mon éducation, bégagyer, s'exuser pour rien, hésiter.
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Manon Cleary

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Jeu 8 Avr - 2:21

Ça risque de plaire à Théo.

Du moment qu'il pouvait faire des trucs de "grands" c'était bon pour lui, je l'y amènerais un de ses jours ou alors il irait tout seul avec des copains ce qui était encore bien possible. Je voulais qu'il se fasse des amis pour qu'il se sente moins seul, mais j'avais aussi peur de le voir prendre son indépendance un peu trop jeune. Il n'avait que douze ans mine de rien et je ne voulais pas le voir partir à l'aventure tout seul, mais bon d'un autre côté je pense qu'il ne me laissera pas le choix! Comme toujours je gérerais le moment venu en essayant de faire de mon mieu!
Juliette m'expliqua que sa soeur avait dix sept ans, un peu plus vieille que mon beau fils, mais les activités étaient les même, jeux vidéos, soirée entre amis, plage enfin tout ce que faisait des gamins pour s'amuser. J'avais peur de passer l'épreuve du scooter. J'étais contre ses engins que je trouvais beaucoup trop dangereux mais encore une fois est-ce que j'arriverais à lutter contre un adolescent déterminé. Je ne voulais pas m'angoisser pour ça pour le moment, ça ne servirait à rien de toute manière. Je ne voulais pas l'avouer mais tout ça me faisait peur, en fait l'avenir me faisait peur depuis la mort de mon mari mais je devais avancer, je le savais.

Vous voulez me faire peur la?!

Ben ouai je n'étais vraiment pas sur de moi en ce qui concernait mon beau fils, dommage que son père ne m'ai pas laisser le mode d'emploi. J'allais m'adapter comme toujours!
Le fait de me retrouver face à ma petite soeur me faisait bizarre. J'étais très heureuse de me découvrir une soeur après des années, mais c'était aussi très troublant. Je ne savais pas comment Juliette prenait la chose, c'était peut être plus dur pour elle que pour moi, en fait je ne sais pas, elle avait sa vie et je n'étais pas sur qu'elle veuile me voir débarquer dans sa vie. je comprendrait qu'elle ne veuille pas chercher à me revoir, même si ça m'ennuierais. J'aimerais apprendre à la connaitre d'autant qu'elle avait l'air d'être très gentille, c'était tout à fait le genre de personne avec qui je pourrais m'entendre sans aucun problème. L'entendre parler de notre père me fit tout drôle. En même temps je ne sais pas à quoi je m'attendais d'un homme qui avait laissé tomber une femme enceinte. Je pouvais mettre ça sur le compte de sa jeunesse, j'avais passé le stade de la rancoeur à son égard, mais j'aimerais comprendre, ou plutôt entendre les explications de sa bouche plutôt que celle de ma mère. J'aimerais avoir les deux versions de l'histoire mais je n'étais vraiment pas sur qu'il accepte de me la donner. Je n'étais même pas sur qu'il accepte de me voir tout court. Je ne savais pas comment je devais me présenter à lui. je pensais à tout ça alors que je n'avais pas encore trouver le courage d'aller le voir et ce que me dit Julliette me refroidit pas mal. Je ne comprenais pas qu'u père puisse se comporter comme ça avec son enfant. Je n'avais pas connu ça avec mon beau père, bien au contraire, il avait remplacer le père que je n'avais pas eu. En fait, grâce à ma mère et lui, je n'avais pas vraiment ressentit le manque de mon père biologique, j'avais été très bien entouré, une vraie famille digne de ce nom. En fait j'avais une vie plutôt épanouie et très heureuse jusqu'a la mort de mon mari. J'avais compris comment un évènement pouvait gâcher toute votre vie. je me sentais vide depuis que Julien n'était plus avec moi et je ne savais pas si j'arriverais à combler ce vide.

Je crois que j'ai eu de la chance de ne pas vivre avec lui.

C'était une constation vis à vis de ce qu'elle venait de me dire. Un père et une fille devait être complice, enfin c'est la vision ue j'avais de la vie de famille. j'avais eu le temps d'apprendre que tout le monde n'avaitpas été aussi que moi et ça me désolé. Durant mes voyage j'avais rencontré des personnes qui m'avait fendu le coeur avec leur histoire, j'étais très naïve quand j'étais partie pour la première fois, mais j'avais appris à me blinder, je n'avais pas eu le choix. J'avais du mal à penser que ma petite soeur n'avait pas été heureuse durant son enfance à cause d'un père que j'aurais du avoir. J'étais très empathique, un peu trop parfois et même si je ne la connaissais pas encore beaucoup, elle était ma soeur et ça, ça valait tout l'or du monde.

Des félicitations sont de rigueur!

Avoir un bébé était la plus belle chose au monde et penser que je ne pourrais avoir un enfant de Julien eut le dont de me faire monter les larmes. j'avais des moments de mélancolies de plus en plus fréquent et ça me faisait peur. Je n'avais pas envi de m'écrouler, je voulais me montrer la plus forte possible, mais la disparition de mon mari était très récente et il allait me falloir beaucoup de temps.

Oui biensure après tout on est soeur. ...

Ça me fit tout drôle de le dire tout haut. Je pense que si elle me proposait le tutoiement c'était qu'elle voulait qu'on se revoit, qu'on essait de se connaître, ou alors c'était moi qui me faisait des films et elle ne faisait ça que par politesse. j'étais un peu perdue, mais je n'aimais pas le montrer. J'étais très fière ... un peu trop .... Je savais qu'on allait devoir se séparer Juliette et moi sans avoir eu le temps de se parler vraiment et ça m'embêtait. Est-ce que j'oserais l'appeler de nouveau une fois que je serais rentré chez moi ?! je ne savais pas comment allait tourner les choses, j'étais pleine d'incertitude et de doute....

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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   Jeu 8 Avr - 3:19


    Ils ne sont pas tous pareils, je vous rassure.

    Je ris légèrement, heureusement qu'ils étaient tous différents, sans ça je n'aurais pas eu le courage de vouloir un enfant ! J'adorais ma petite soeur, mais Cam était difficilement gérable, bien que son histoire y soit pour beaucoup. Mais il ne fallait pas généraliser, Théo ne serait surement pas comme ça, espérons qu'il n'ait pas à souffrir autant que ma soeur, Manon semblait proche de lui, je ne doutais pas de son soutient. Il allait avoir besoin d'un point de repère, je ne pensais pas possible le passage à autre chose sans une personne de confiance.

    Ca vous aura au moins permi de vous créer un libre arbitre.

    Ce qui n'existait pas pour moi, il pensait à ma place, toujours, un peu comme un général avec ses soldats, mais après tout j'avais appris à vivre avec, et je n'avais pas vu le problème avant de me rendre compte que si je voulais garder James et surtout pouvoir m'assumer en tant que personne, il m efallait me défaire de son influence et me constuire en tant que personne, pour ça je comptait sur mon chéri, et il avait été là.
    Manon aurait échapé à ça, et ça je ne pouvais que l'approuver, je ne tenais pas à ce qu'une autre personne ait à vivre ça. Ce n'était pas une vie idéale pour une petite fille, ce qui ne m'avait pas empêcjée de réussir mais moi j'avais eu une Erika. Ma mère comptait plus que tout et je lui devais beaucoup.

    Merci.

    Je souris légèrement, reposant mon verre alors que je tremblais étrangement. Surement le stress et le contrecoup. J'aurais besoin de James ce soir, et je devais avouer que je n'aurais pas pu faire comme elle, me trouver autant de courage et affronter ce malheur.
    Oui nous étions soeur, et ça me faisait bizarre ça aussi. Elle avait mon numéro personnel. Avant qu'elle ne parte je lui assura qu'elle n'avait pas à hésiter pour m'appeler. Que ce soit pour le dossier ou autre chose. De toute façon, pour les biens de mon métier, nous avions nos numéros persos.

    FIN
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MessageSujet: Re: Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise   

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Décidément papa, ma vie à tes côtés n'aura été qu'une longue surprise
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